« Peut-on être accro à la malbouffe » titre Cerveau & Psycho. La réponse est oui, et tout est fait pour que notre cerveau soit attiré voire contrôlé par ces addictions. Manger trop d’aliments riches ne serait alors ni un trouble du comportement, ni un problème hormonal, mais le résultat d’une savante combinaison de mauvaises graisses et de sucres qui stimulerait les processus de récompense dans notre système nerveux central et prendrait le dessus sur la sensation de satiété. Des études chez l’animal ont montré qu’un rat peut risquer sa vie pour du chocolat, et que même dépendant de la cocaïne, entre la drogue et le sucre, il choisira… le sucre ! L’incapacité à interrompre un comportement toxique et dangereux est fréquente dans les cas d’addiction, et les scientifiques ont démontré des envies irrépressibles face à la nourriture chez l’homme aussi. Des circuits cérébraux associés à différentes hormones contrôlent notre comportement alimentaire : nous savons équilibrer les pertes et les gains énergétiques grâce à l’hormone de l’appétit, la ghréline, présente dans l’estomac, et aux hormones de satiété, la leptine et l’insuline. Ces hormones stimulent l’appétit, activent les aires cérébrales de la récompense qui augmente le plaisir associé au fait de manger, et déclenchent par sensation de satiété l’arrêt de prise de nourriture, en même temps que la perte de plaisir. Mais les aliments gras et/ou sucrés nous incitent parfois à manger plus que nécessaire en déréglant à la hausse la synthèse des endorphines dans notre cerveau, molécules du bien-être proches de la morphine qui amplifient la libération de dopamine. La dopamine et les endorphines associées à d’autres molécules qui régulent le système de la récompense prennent le dessus sur les signaux hormonaux de satiété et suppriment la sensation de satiété éprouvée lorsque l’estomac est rempli. Ainsi, dans un schéma d’alimentation normal, des interactions hormones-neurones régulent notre appétit, en modulant le plaisir associé à notre consommation. Mais l’alimentation transformée, riches en gras et en sucres, perturbe ce système bien rodé. En effet, elle active le circuit de la récompense de façon si intense qu’elle prend le contrôle sur l’équilibre appétit/satiété. Lorsqu’en fin de repas, rassasiés, nous craquons sur un dessert, le plus souvent le plus calorique de notre alimentation quotidienne, le plaisir par anticipation nous pousse à dépasser notre besoin alimentaire propre. Bien sûr, d’autant plus si ce dépassement se reproduit de manière répétée, notre organisme va réagir et alerter en sécrétant dans le sang de plus en plus de signaux de satiété pour dire « STOP ». Mais l’efficacité de ces hormones diminue au fur et à mesure que notre cerveau et notre corps y deviennent habitués et développent une tolérance. De même, le système de la récompense chez les personnes en surpoids ne fonctionne plus de manière aussi sensible que chez un individu ayant un poids de forme, de sorte que ces personnes ne réagissent plus à la prise de nourriture, malbouffe comprise, par un niveau de plaisir associé. On observe alors chez ces personnes des baisses de moral, qu’elles compensent par une prise de nourriture censée leur donner du plaisir, une nourriture en quantité de plus en plus importante puisqu’elles ont besoin de plus pour accéder au même degré de plaisir qu’une personne plus mince : elles entrent alors dans un cercle vicieux. En 2010, les chercheurs américains Paul Kenny et Paul Johnson ont démontré que les fondements neurobiologiques liés au comportement alimentaire d’un obèse étaient les mêmes que celui d’un toxicomane, confirmant les hypothèses sur la dépendance alimentaire.Comme le font les drogues, les aliments peuvent activer une boucle de rétroaction : plus nous mangeons, plus nos besoins semblent augmenter, et plus nous sommes difficiles à satisfaire. Il semble qu’il y ait des points communs entre l’addiction à la malbouffe et les comportements addictifs aux drogues ou à l’alcool. Il a été observé des taux de dopamine très faible, peut-être dû à une adaptation du système de récompense qui s’est adapté à la sur-stimulation constante chez les obèses, d’où le besoin de manger toujours plus pour augmenter ces niveaux. De même, les sujets obèses présentent moins de récepteurs à la dopamine (D2R) et cette diminution est aussi chez les sujets normaux un facteur de risque de comportements addictifs. Ce dysfonctionnement dans le métabolisme de la dopamine explique en partie les comportements compulsifs dans l’obésité, même si le sujet fait toujours débat et l’obésité n’a pas été intégrée au DSM-IV comme addiction. Par contre, les addictions sont déclenchées par des molécules uniques, ce qui n’est pas le cas de l’obésité telle qu’étudiée à ce jour. Qu’est-ce qui, dans la malbouffe crée cette addiction, et mène à l’entrée dans le cercle vicieux ? L’état des recherches montre aujourd’hui qu’il n’existe pas d’ingrédient unique qui déclenche le comportement addictif à la nourriture, mais une combinaison de lipides et de sucres, associée à un fort potentiel calorique qui serait la cause. Le débat est toujours ouvert en ce qui concerne le rapprochement de l’addiction à la nourriture avec celles aux drogues ou à l’alcool. Il est prouvé que la masse grasse joue un rôle antidépresseur et qu’inversement, la perte de poids en même temps que la restriction alimentaire des régimes peut amener à la dépression. De même, un sevrage aux drogues n’est pas envisageable pour la nourriture puisque nous avons besoin de nous alimenter pour survivre. Par contre, il y a une grande différence entre le comportement de s’alimenter, et celui, compulsif, de consommer une alimentation hypercalorique et ultra transformée qui est la seule à modifier notre système hormonal et cérébral de contrôle de l’appétit/satiété. Trop grasse, sucrée, salée, la malbouffe est souvent mise en cause dans de nombreuses pathologies comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Mais les raisons exactes à savoir ce qu’il se passe dans le corps une fois qu’elle est ingérée ne sont pas toutes révélées, ni connues. Des chercheurs de l’université de Leicester ont identifié des molécules nocives présentes dans les aliments transformés, mais nos connaissances sur ce qui se passe lors des phénomènes de transformation ne nous donnent pas la réponse sur la Lire la suite
Posts by caroline holef
Un nouveau cas de diabète sur sept est dû à la pollution atmosphérique
Une étude parue dans le Lancet met en cause la pollution atmosphérique dans la survenue de nouveaux cas de diabète. Alors que l’OMS alerte sur le nombre d’adultes diabétiques ayant quadruplé en 35 ans, il est estimé qu’à l’échelle mondiale, 422 millions d’adultes vivaient avec le diabète en 2014, comparé à 108 millions en 1980. Cette maladie frappe 8,5% de la population adulte dans le monde, soit deux fois plus qu’en 1980, en raison de la hausse des facteurs de risques tels le surpoids et l’obésité. « On pense que la pollution réduit la production d’insuline et provoque des inflammations, empêchant le corps de convertir le glucose du sang en énergie », ont résumé les chercheurs qui ont publié dans le Lancet. à lire pour en savoir plus
Manger en pleine conscience, manger en pleine santé
La pleine conscience consiste à porter intentionnellement attention aux expériences internes (sensations, émotions, pensées, états d’esprit) ou externes du moment présent, sans porter de jugement de valeur. La pleine conscience peut donc désigner une disposition à être attentif au moment présent. Manger en pleine conscience est donc le fait d’observer les sensations, perceptions, pensées et émotions ressenties dans l’action de manger, de les identifier avec des mots, de rester non-réactif à l’expérience intérieure, de ne pas juger cette expérience (constater sans condamner…), et agir avec conscience. Comment décrire notre rapport à la nourriture en 2018 ? Manger est devenu aujourd’hui un véritable casse-tête pour beaucoup d’entre nous. C’est le parcours du combattant : manger quoi ? Comment ? À quelle sauce ? Comment faire quand nous n’avons que peu de temps ? Et que faire qui convienne à toute la famille, et que les ventres et les esprits se contentent ? Nous vivons dans une « cacophonie diététique » : noyés sous les informations alimentaires des journaux télévisés qui nous mettent en garde, asservis aux critères de beauté et de minceur, et à la peur de devenir extrémiste ou asocial en faisant mieux que bien, nous ne savons plus à quel « sain » nous vouer. De guerre lasse, le désintérêt gagne le plus souvent : trop difficile de vraiment bien faire, trop difficile de supprimer sans savoir comment remplacer, trop difficile de changer (surtout sans aide, et sans savoir à quel point nous nous sentirions beaucoup mieux ensuite). De plus, tout ce « remue-méninges » entre vite en conflit avec notre appétit qui grandit au fur et à mesure que nous l’ignorons. Car à trop raisonner sur la nourriture, nous n’écoutons plus nos corps et nos émotions, et nous n’entendons plus les signaux que nous envoient la faim ou la satiété, ni les informations sur les aliments qui nous conviennent et ceux que notre corps n’aime pas. Cette incommunication ouvre la porte à tous les déséquilibres. Nous consacrons un temps incroyable à penser à notre alimentation en la rationalisant entre croyances et connaissances scientifiques du moment, pour qu’elle soit à notre goût et entre dans notre agenda hyperactif. Mais savons-nous encore comment manger ? Comment cuisiner bon et sain ? Décongeler un plat surgelé ou aller chercher chez le traiteur asiatique pour se faire un plateau télé est-il une bonne façon de nourrir tous les jours ? L’enfant fonctionne naturellement par rapport à son alimentation : il a un rapport instinctif à la nourriture. Jusqu’à 4 ans, un enfant sait quand il a faim et quand il a assez mangé. « Les repas sont pour eux des pauses de ravitaillement, brèves mais nécessaires, au milieu de leur période de jeu. Dans l’emploi du temps d’un enfant manger n’est que secondaire ». C’est en grandissant que le cerveau complique les choses. La nourriture ne fait plus seulement office de carburant, mais elle sert aussi à nous apaiser mentalement, à distraire, à séduire, à récompenser et même à culpabiliser ou punir… « Tout le processus de l’alimentation est devenu une préoccupation majeure et une espèce de médicament en vente libre pour calmer de nombreuses pressions et l’anxiété générées par les modes de vie hyperactifs ». L’instinct se télescope avec les habitudes alimentaires transmises par notre milieu et nos proches, par la société et même l’école infiltrée par l’agroalimentaire qui s’en sert pour distiller des messages proches de la désinformation dès le plus jeune âge. Et cette culture alimentaire cérébrale prend le dessus sur le corps au détriment des sensations. Les « on finit son assiette » d’après-guerre, les slogans tels que « les produits laitiers sont nos amis pour la vie » de l’industrie ou les « ça n’est pas bon pour ta santé » parce que l’agence de santé ou le grand public le disent… et autres ordres et inquiétudes ont gâché notre sagesse alimentaire innée et notre satisfaction candide. « Lorsque l’on mange avec sa tête, c’est avec méfiance, la peur au ventre » (Apfeldorfer G, 2013). J. C. Bays, pédiatre et professeur d’alimentation en pleine conscience, propose une méthode à la portée de tous qui permet de redécouvrir les types de faim qui nous caractérisent, le rassasiement, la satiété… Sa démarche? Percevoir l’acte de manger à travers tous nos sens, pour en retrouver le plaisir : pour éviter les réflexes qui nous mènent à la Junk Food ou aux plats préparés de l’industrie agroalimentaire, et à la prise de poids, il suffit de porter notre attention entièrement sur le moment présent, en l’occurrence : l’acte de manger. Cette altération de repères naturels relevant du bon sens et la perte de l’instinct naturel inné nous amène à l’âge adulte à ne plus savoir quoi faire dans une cuisine. Comment retrouver les sensations alimentaires innées ? Concrètement, la première étape est de manger mieux, ce qui va nous amener à manger moins (si, si, vous verrez !). Les thérapeutes voient tous arriver une embellie dans l’assiette que nous devons paradoxalement à l’accumulation des scandales alimentaires, de la vache folle à l’huile de moteur. Après la colère et la défiance, nous voulons du « propre » dans notre cuisine. Nous accordons désormais plus d’importance à la qualité et la provenance des produits, à leur saisonnalité : le « bio et local » est en progression, ainsi que le budget d’aide gouvernemental qui lui est alloué. La presse met en avant l’alimentation comme source de santé et moyen de développement personnel. Autre pierre à l’édifice, alors que l’ANSES dénonçait pour la première fois en 2010 les régimes amincissants, elle persiste depuis à les qualifier de « risques sanitaires » : ces régimes qui nous obligeaient à nous restreindre sans cesse, au point de nous couper de nos besoins et de nous tromper sur nos envies, jusqu’à nous pousser à des excès dangereux sont contre-productifs voire contre nature. Bonne nouvelle aussi, pour la santé et la planète, nous consommons moins de viande qu’autrefois (son prix étant peut être en cause). Et nous nous mettons aussi plus souvent à la cuisine, le succès des livres de recettes, des blogs culinaires et des émissions de télé comme Top chef Lire la suite
Effets anti-nutritionnels des IPP
Effets anti-nutritionnels et effets secondaires des IPP : oméprazole & co. Les IPP, ou inhibiteurs de la pompe à protons, sont une classe thérapeutique de médicaments à laquelle appartiennent l’esoméprazole, le lansoprazole, l’oméprazole, le pantoprazole et le rabéprazole (actuellement commercialisés en France). Les IPP sont des promédicaments. Ceux sont des bases faibles qui pénètrent à l’intérieur des cellules pariétales de l’estomac sous cette forme. Ils sont concentrés et convertis en forme active dans l’environnement hautement acide des canalicules intracellulaires des cellules pariétales – pH proche de 2, qui bordent les parois gastriques.Ils inhibent la pompe à proton (H+/K+ ATPase), effecteur final de la sécrétion d’acide gastrique. Comme l’action s’effectue sur la phase ultime de la sécrétion d’acide gastrique, leur effet se manifeste quel que soit le stimulus de cette sécrétion. Les problèmes gastriques affectent des millions de personnes chaque année, et les IPP apportent rapidement une sensation de soulagement des symptômes, ce qui motive leur prescription et leur consommation par achat direct, puisque la plus part sont en vente libre en pharmacie (sans ordonnance). « Pour des brûlures d’estomac, nombreux aujourd’hui sont les médecins qui prescrivent des médicaments de la classe des IPP (inhibiteurs de la pompe à protons). Malheureusement, beaucoup d’entre eux sont délibérément désinformés sur les dangers de ces médicaments, de la part de certains laboratoires pharmaceutiques qui ne cherchent qu’à réaliser des bénéfices. » La liste des effets secondaires des IPP est longue. Les effets indésirables des IPP les plus fréquemment rapportés sont les diarrhées, les nausées et vomissements, les douleurs abdominales et les maux de tête. Ils touchent moins de 5% des patients traités par IPP et disparaissent rapidement à l’arrêt du traitement. Certains effets à moyen terme sont à présent bien connus. Il s’agit de l’effet rebond et de la dépendance induite par les IPP. L’innocuité des IPP à long terme n’est pas démontrée. A contrario, de plus en plus d’études font état d’effets secondaires à long terme, cependant nous ne disposons toujours pas à ce jour d’étude de niveau I (études contrôlées randomisées). Les faisceaux de preuves les plus sérieux sur les effets secondaires des IPP concernent les infections digestives essentiellement à Clostridium difficile, les infections respiratoires et les fractures osseuses dans des populations données (Bourne,2013). De multiples essais cliniques contrôlés ont montré un accroissement du risque de fracture chez les personnes âgées sous IPP. Cet effet serait proportionnel à la dose et à la durée. Le mécanisme présumé serait une malabsorption du calcium, l’augmentation du pH induite par les IPP empêchant l’ionisation du calcium à partir de sels de calcium insolubles, inabsorbables. Les IPP induisent des effets anti-nutrionnels, provoquant des hypomagnésémies, des déficits en vitamine B12 (cyanocobalamine) et en zinc. Selon une étude récente menée par le Docteur Ziyad Al-Aly, professeur adjoint en médecine à l’Université de médecine de Washington, aux États-Unis (Public Health Sciences dept.), les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de plus de 275 000 utilisateurs d’IPP et ont constaté un risque accru de décès sous IPP. De même, les résultats ont montré que les médicaments IPP peuvent provoquer une carence en vitamine B12 et une augmentation de l’homocystéine (la suppression d’acide interférerait avec l’absorption de la vitamine B12 liée aux protéines) et en magnésium (diminution de l’absorption intestinale de Mg2+) chez près de 65% des personnes qui en prennent régulièrement. Les IPP sont aussi associés à un risque accru de démence : une étude allemande pharmacoépidémiologique trouve une association entre la consommation d’IPP dans une population de patients âgés et l’augmentation du risque de démence. Ce résultat vient corroborer un précédent travail mené par la même équipe sur l’étude AgeCoDe. Plusieurs mécanismes d’action sont possibles : – les IPP interagissent avec des enzymes du cerveau – hypothèse étayée par le fait que le lansoprazole et l’oméprazole sont capables de traverser la barrière hémato-encéphalique; une activité modifiée des secrétases induisant une augmentation des taux de protéine β-amyloïde après traitement par IPP a aussi été démontrée. – en inhibant l’acidité cérébrale, les IPP contribueraient à une moindre dégradation de la protéine β-amyloïde au niveau des lysosomes de la microglie cérébrale. – une déficience en vitamine B12 liée aux IPP est associée à des dommages cérébraux et une altération de la cognition. Les IPP sont de plus associés à un risque accru d’AVC, démontré par les résultats d’une large étude de cohorte rétrospective danoise présentés lors de l’AHA 2016 avec une relation dose-effet des IPP. « Les gens pensent que les IPP sont très sûrs parce qu’ils sont facilement accessibles, mais il existe des risques réels à prendre ces médicaments, en particulier pendant de longues périodes. Si j’ai absolument besoin d’un IPP, je le prendrais. Mais je ne le prendrais pas si je n’en ai pas vraiment besoin. », Explique le professeur Al-Aly. Surtout qu’une étude sur un traitement en nutrithérapie avec un régime alimentaire équilibré et adapté a montré autant d’efficacité dans la prise en charge des reflux gastro-oesophagien que les IPP (Zalvan, 2017). Liste des effets secondaires des IPP : Anémie ; Anxiété ; Dépression ; Perte rapide de calcium du corps, ce qui peut créer une affection connue sous le nom d’ostéoporose ou de syndrome de l’os fragile, où une personne est facilement sujette à des fractures ; Pneumonie ; Maladie rénale chronique ; Dommages au système nerveux central ; La déplétion des globules rouges ; Problèmes respiratoires ; Douleurs musculaires ; Démence et autres problèmes neurologiques. Possibilité de décès prématuré Avant de vous tourner vers les médicaments, essayez les solutions naturels comme les protocoles de nutrithérapie très efficaces qui peuvent venir à bout de vos brûlures d’estomac grâce aux aliments et à leur chronobiologie alimentaire. Je conclurai sur une citation de Georges Peter (1920-2006), Pr de pharmacologie à la faculté de biologie et de médecine de Lausanne : «Si un médicament n’a pas d’effet secondaire, c’est qu’il n’a pas d’effet primaire. Il est illusoire de croire qu’un médicament efficace n’a pas d’effets secondaires». D’autres en parlent ici
Les aliments transformés sont une catastrophe nutritionnelle.
On ne le dira jamais assez….. les produits transformés chers à l’industrie agroalimentaire sont mauvais pour la santé. Vous achetez des plats préparés, de la margarine végétale en barquette plastique, des céréales enrichies en calcium et magnésium..? Ne vous y trompez pas, les jolies publicités qui vous vantent les aliments d’origine propre, produits en France, de certaines marques qui ont le monopole du marché… ne parlent pas du produit fini! Pour passer de l’aliment à la préparation, l’industrie agroalimentaire doit transformer les aliments d’origine pour les rendre stables dans leurs préparations. Du « trop salé, trop sucré, trop gras », nous passons à une autre question : quels gras, quels sucres, que deviennent les bons aliments lorsqu’ils sont modifiés par les processus du génie alimentaire? La réponse est gênante, car beaucoup de zones d’ombres restent encore sur ce sujet. Nous savons ce qui entre en laboratoire, mais n’avons pas encore une connaissance poussée de ce qui ressort réellement et se retrouve sur les étales des magasins. Une chose est sûre par contre : les produits transformés voire ultra-transformés sont mal ou non assimilés par l’organisme. Ce sont donc des petites bombes à retardement qui s’installent dans vos artères, vous font fabriqué du gras qui sert de stockage à cette « toxicité » dans le corps, modifie la programmation épigénétique de vos cellules pour en faire des cellules cancéreuses, passent la barrière hématoencéphalique et s’installent dans votre cerveau pour causer dépressions et maladies neurodégénératives…. tout cela étant très difficile à mesurer et à prouver car c’est le temps, la répétition, votre sensibilité, votre environnement aussi, qui influenceront la survenue de maladies. La nutrithérapie vous aide à identifier ces aliments ultra-transformés qui se cachent vraiment partout, et à trouver l’alimentation saine et équilibrée qui convient à votre organisme. Alors, à très bientôt, nutrithérapeutiquement!