Jour 11 du calendrier de l’Avent 2022 « Alimentez votre santé, cultivez votre microbiote » Respirer avec un arbre Observez votre respiration avant de rencontrer l’arbre. Examinez sa profondeur, sa régularité, amplitude, sa température, la couleur de l’air qui rentre à l’inspire et sort à l’expire. N’essayez pas de la modifier ni de la contrôler, juste l’écouter. Laissez la se dérouler naturellement pour apprendre à la connaître, la reconnaître. Notez votre ressenti dans un carnet si ça a de l’importance pour vous. Asseyez-vous calmement et observez d’où part votre respiration : de votre bouche, de votre nez, de votre gorge, du plexus, des poumons, de votre ventre? Notez sans amplitude, son mouvement, son volume, la quantité d’air qui remplit vos poumons, votre bassin. Cette quantité est-elle confortable, suffisante, limitée, ou forcée? Son rythme est-il paisible et conscient, inquiet, rapide, énergique ou essoufflé, régulier? Choississez un arbre, rencontrez-le. Demandez-lui la permission pour entrer dans son espace, et vous assoir contre son tronc, sur ses racines. Installez-vous confortablement, adossé au tronc, sous ses branches, et relaxez-vous. Fermez les yeux, entrez en contact avec l’arbre, parlez-lui, ressentez-le, écoutez son rythme. Après 5 à 10 minutes, le temps qu’il vous faudra pour revenir à vous-même après ce moment de rencontre, observez à nouveau votre respiration. A t’elle changé, son amplitude s’est-elle modifiée, d’où part-elle, comment circule-t’elle, est-elle plus fluide, plus rapide, plus chaude, plus énergique? Remerciez cet arbre, avant de le quitter. Renouvelez l’expérience avec un ou plusieurs autres arbres, espèces, ou tailles différentes. Merci à Patrice Bouchardon pour être allé au bout du projet de l’écriture de son livre. Et en mars sort le film « Le chêne », de Laurent Charbonnier, en DVD, il est déjà en préventes, c’est un petit bijou et même s’il n’est pas là pour Noël, vous pouvez déjà le mettre dans l’enveloppe si vous en rêvez comme moi 🙂 A bientôt en forêt avec tous ses habitants 🙂 Pour en savoir plus sur la nutrithérapie intégrative et l’olfactothérapie ou prendre rendez-vous
Posts by caroline holef
Marmelade d’orange fraîche et peu sucrée, avec un petit trésor, les graines de chia.
Marmelade d’orange aux graines de chia (peu sucrée) : 2 oranges (environ 300g de fruit épluché) 20ml d’eau 4 c s de sucre de coco, ou 2 c s de sirop d’érable 30g de graines de chia zestes des deux oranges Prélevez et réservez le zeste des deux oranges. Faites chauffer l’eau avec le sucre pour faire un sirop, soit avec le sucre de coco, soit avec du sirop d’Erable. Le sirop d’Erable est le seul qui ne soit pas un FODMAPs, vous pouvez donc l’utiliser pour une recette sans FODMAPs. Ajoutez les zestes et laissez refroidir. Pressez les deux oranges. Lorsque le sirop revient à température ambiante, ajoutez le jus des oranges et les graines de chia. Laissez au frigo toute la nuit, et dégustez sur un cracotte de châtaigne du Pain des fleurs, ou un pain au petit-épeautre ou à l’épautre non-hybridée. Pour faire des variantes, vous pouvez infuser de la badiane dans le sirop, ou ajouter de la cannelle, de la cardamome ou de la vanille à votre préparation. Vous pouvez conserver cette préparation pendant plusieurs jours au frigo. Bonne dégustation! Petit bonus : les propriétés des graines de chia, et pourquoi sont-elles un super-aliment! La culture des graines de chia s’est d’abord développée au sein des civilisations précolombiennes (Aztèques, Mayas, Toltèques) qui les consommaient pour leur haute valeur nutritive. La composition nutritionnelle des graines de chia : sur le plan nutritionnel, la graine de chia a tout pour plaire! En plus d’être l’une des meilleures sources de fibres (jusqu’à 35g pour 100g), elle est très riche en protéines végétales (17g pour 100g), en oméga-3 (31g de lipides pour 100g, majoritairement des oméga 3), en magnésium (335mg pour 100g) et en antioxydants (des polyphénols, parmi lesquels de l’acide caféique, de l’acide chlorogénique et des flavonols). Elles contiennent aussi du calcium, du cuivre, du fer, du manganèse, du phosphore, du potassium et du zinc. Cela fait des graines de chia un super-aliment, dont les propriétés sont multiples : elles facilitent le transit intestinal : elles régulent le transit, en aidant à lutter contre la constipation, et en améliorant les alternances diarrhées/constipation, elles nourrissent le microbiote, et donc stimule notre immunité et permettent une meilleure absorption des nutriments. leur forte activité antioxydante permet de diminuer les radicaux libres produits par notre métabolisme et le stress, ces mêmes radicaux libres qui sont responsables de notre vieillissement. Ces antioxydants peuvent aussi prévenir la survenue de cancers dans une alimentation équilibrée. elles favoriseraient une bonne santé osseuse : leur calcium est bien plus biodisponible que celui des produits laitiers, elles couvrent ainsi 18% de ses apports quotidiens, et le magnésium et le phosphore qu’elles apportent participent aussi à la construction d’une trame osseuse solide. Les consommer peut prévenir l’ostéoporose. sa richesse en oméga 3 et surtout AAL peuvent aider à diminuer la tension artérielle, et sont protecteurs du cerveau lorsque nous transformons l’AAL en DHA Les études montrent qu’elles améliorent la santé musculaire : elles favoriseraient les performances sportives, amélioreraient la fonction musculaire, réduiraient la fatigue musculaire et préviendraient la fonte musculaire. Alors pour garder la forme, mangez des graines de chia en le faisant gonfler préalablement dans un liquide, vous pouvez aussi les mixer dans une préparation à froid et surtout gardez-les toujours loin de la chaleur pour conserver leurs oméga-3 si précieux ! Pour en savoir plus sur la nutrithérapie intégrative et l’olfactothérapie ou prendre rendez-vous
Chrono-nutrition, chapitre 1 – Le petit déjeuner
L’intérêt de la chrono-nutrition est de connaître les aliments à consommer qui correspondent le mieux aux différents moments de la journée afin d’avoir toujours une énergie stable pour être bien à un niveau optimum et avec moins de calories et de nutriments. Notre activité quotidienne est rythmée par nos neurotransmetteurs, avec deux grandes voies : celle qui joue le rôle « d’accélérateur » et celle qui a le rôle du « frein ». Bien évidemment, pour la majorité d’entre nous ayant un rythme de vie classique, il est préférable d’avoir l’accélérateur actif au réveil et en journée, et le frein en fin de journée, le soir et la nuit. Les neurotransmetteurs appartiennent à deux classes biochimiques : les catécholamines et les indolamines. A la base de ces deux familles il y a deux acides aminés (AA) essentiels que l’on trouve dans notre alimentation. Le matin au lever, nous sommes à jeun, d’où le nom de petit « dé-jeuner » (rupture du jeûne nocturne, on parle aussi de temps de vidange d’estomac puisque l’activité gastrique ne devrait plus être sollicitée dès 30 minutes après la prise du dîner, pour un repos nocturne de l’organe). Le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée : le plat du Roi. Il est nécessaire de lui apporter une attention toute particulière car il doit apporter à notre organisme le « pétrole » indispensable pour bien démarrer le moteur le matin, et alimenter la journée. Il va permettre de « lancer la machine » avec des aliments qui fourniront tous les apports nutritionnels nécessaires. Le matin, un petit déjeuné riche en protéines et bons gras (acides gras poly-insaturés ou AGPI) et pauvre en glucides rapides sera plus intéressant pour faire plus d‘énergie avec moins de calories et limiter les hypoglycémies réactionnelles dues à une proportion de glucides trop importantes. Le chef de file de cette famille ‘accélérateur’ est l’acide aminé essentiel, phénylalanine, qui va produire la tyrosine, puis la dopamine, la noradrénaline et l’adrénaline. La dopamine représente la motivation, le passage à l’acte, la mise en mouvement, et la récompense. La noradrénaline est l’amplificateur de l’action. La tyrosine peut être produite par nos cellules à partir de la phénylalanine, ce n’est pas un acide aminé (AA) essentiel, mais sa surutilisation peut le classer dans les AA potentiellement essentiels si elle vient à manquer. Elle est fournie en bonne quantité dans les oeufs et le vieux Comté non pasteurisé, et les algues (entre autres aliments). Alors dés demain matin ….. prêts? Partez!!!!!! https://youtu.be/KHq4GKfVNWw A écouter, sur la chrono-nutrition et le petit-déjeuner (disponible dans deux jours 🙂 https://youtu.be/y5eqRvzN7N0 Pour en savoir plus sur la nutrithérapie intégrative et l’olfactothérapie ou prendre rendez-vous
Pour les papilles et l’équilibre alimentaire, une recette de fenouil sauté aux châtaignes.
Publié lors du jour 8 du calendrier de l’Avent « Alimentez votre santé, cultivez votre microbiote ». Moi qui ai plutôt l’habitude de cuisiner à la vapeur avec le Vitaliseur de Marion, je me suis laissée guidée vers le wok pour cette recette de fenouil sauté aux châtaignes : un pur délice de saison! Le fenouil a une saveur particulière et forte en caractère. Son odeur fraîche reste sur les doigts à la découpe. Ce joli bulbe blanc et vert tendre fait partie des légumes assez peu consommés, certainement une conséquence de sa saveur spécifique qui peut déplaire. L’anis domine lorsque le fenouil est cru mais la réglisse l’emporte à la cuisson. Quel qu’en soit sa perception gustative, anis ou réglisse, les deux parfums sont assez puissants. Le fenouil est très utile à la digestion, il est peu calorique et empêche la rétention d’eau. Ses graines sont utilisées pour lutter contre les ballonnements et les maux d’estomac, ainsi que leur action diurétique, antiseptique urinaire et anti-inflammatoires. Pour 3/4 personnes : 2 gros fenouils ou 3 petits 300g de châtaignes entières 1 oignon 1 échalote 3 cuillères à soupe d’huile d’olive 1 pincées de piment d’Espelette 300ml d’eau Couper l’oignon, l’échalote très finement, et les faire fondre 2 minutes dans l’huile d’olive avec le piment d’Espelette dans un wok sans les faire colorer (si ça va trop fort, ajouter un peu d’eau). Ajouter les fenouils émincés en fines tranches, les châtaignes grossièrement coupées, l’eau, et laisser fondre 25 minutes jusqu’à ce que le fenouil soit fondant. Vous pouvez servir ce plat bien chaud avec des petites pousses de fenouil pour la décoration (qui se mange). Et dégustez! Avant, je n’aimais pas le fenouil, c’était avant 🙂 pendant plus de 45 ans de ma vie, j’ai refusé ce légume, je n’en supportais pas l’odeur puissante cru, ni le goût filandreux sans intérêt quand il est juste cuit à la vapeur, sans aucune autre préparation. C’est grâce à Marianne, ma voisine, à qui je n’ai pas osé dire que je ne supportais pas ce légume. Après toutes mes spécificités alimentaires qui en perdraient plus d’un, je ne me voyais pas en plus lui dire que le fenouil était banni chez moi… Elle m’a préparé un agneau au fenouil et à la tomate, recette française, à tendance un peu italienne, et je me suis aperçue que je trouvais ça délicieux! L’être humain sait sublimer les aliments dans l’assiette sans les priver de leur utilité santé 🙂 Alors laissez-vous tenter par cette recette de fenouil aux châtaignes, qui se fait aussi en purée ou en soupe, je crois … et passez-le dans la machine à jus avec une pomme et un peu de miel, aucun besoin d’autre chose, et vous en faites un paradis pour les papilles! Bon appétit! Pour en savoir plus sur la nutrithérapie intégrative et l’olfactothérapie ou prendre rendez-vous
Première huile essentielle de Noël, le Benjoin
C’est la première huile essentielle que je vous présente dans ce calendrier : une absolue obtenue à partir de la résine de Benjoin. Je vous en présenterai plusieurs d’ici le 25 décembre, et vous pourrez choisir de les utiliser seules, ou en synergie parfumée, pour passer un doux Noël. Le Styrax benzoin est un grand arbre sauvage d’Asie du Sud-Est pouvant atteindre 35 m de haut qui appartient à la famille des styracacées. Ses fleurs aux pétales charnus sont blanches à l’extérieur et rouges à l’intérieur. Ses rameaux sont blanchâtres et ses feuilles acuminées et blanches sur le dessous sont persistantes. Le fruit est une drupe. On obtient une résine odorante appelée Benjoin par incision du tronc. L’arbre est aussi appelé Aliboufier ou Arbre sacré ou encore Baumier de Java ou du Siam… Ce produit fait partie des rares résines qui avaient droit, autrefois, à l’appellation de « vrai baume ». L’absolue de Benjoin Propriétés de l’huile : Surtout utilisée en olfactif et en cutané, elle sert de fixateur d’odeur en parfumerie et est souvent ajoutée aux crèmes en cosmétique, pour ses propriétés cicatrisantes et régénérantes de la peau. Apaisante, elle calme les irritations, elle adoucit, hydrate, tonifie, maintient l’élasticité de la peau et préserve sa souplesse. Elle est aussi antibactérienne, et antiinflammatoire, antiseptique pulmonaire, et expectorante. Elle est utilisée en olfaction dans l’accompagnement des troubles nerveux. Notes olfactivesC’est une note de fond et cœur très sucrée, douce, chaude et agréable, nommée balsamique vanillée Pour qualifier les ressentis que nous pouvons avoir en respirant le Benjoin, les principaux mots-clefs sont : Câlin, bienveillance, réconfort ♥ nous nous sentirons rassurés, et réconfortés par son odeur, il nous apportera douceur et tendresse, c’est un véritable « câlin énergétique ». ♥ il nous apaisera ou stimulera notre système nerveux selon les besoins de chacun. C’est un régulateur, et non un frein ou un accélérateur. ♥ il calmera nos peines de cœur et apportera de la consolation aux personnes coupées de leur cœur et de leurs émotions. ♥ il nous accompagnera pendant la convalescence, psychique ou physique. Prenons bien soin de nous, en ce mois de décembre, et surtout bon câlin avec nous-même! Pour en savoir plus sur l’olfactothérapie et la nutrithérapie intégrative ou prendre rendez-vous